Sylvie Nay – TSTA – L’analyse transactionnelle participe-t-elle à une idéologie de la liberté ?

L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE PARTICIPE-T- ELLE A UNE

IDEOLOGIE1 DE LA LIBERTE ?

 

« Aucun mot ne se limite au sens que le dictionnaire étymologique veut
bien lui accorder. Chaque parole renferme en elle la personne qui la
prononce, la situation dans laquelle elle est prononcée et la raison qui
veut qu’on la prononce. Le même mot brille un jour d’un immense
espoir et n’émet un autre jour que des rayons de mort. Le même mot
peut être vrai un jour et mensonger un autre, un jour lumineux, un
autre néfaste. (…) Le même mot peut servir à bâtir la paix, alors qu’;un
autre jour l’écho des mitraillettes résonne dans chacune de ses lettres. »
Vaclav Havel2

Notre actualité est marquée par la limitation des pouvoirs des Etats au regard des libertés
individuelles et économiques. La liberté et surtout l’une de ses déclinaisons, le libéralisme,
sont dans l’air du temps. Que l’analyste transactionnel d’aujourd’hui le veuille ou non il s’en
trouve imprégné alors même que sa visée est l’autonomie. Eric Berne aurait aujourd’hui cent
ans, et je vous propose, quarante ans après sa mort, mon regard sur le risque d’une utilisation
du concept bernien d’autonomie dans le cadre d’une idéologie contemporaine de la liberté qui
révèle bien des ambiguïtés et comporte bien des risques. Pour penser cette question je
propose, dans un premier temps, de faire entrer en dialogue la vision bernienne de
l’autonomie avec une conception de la liberté dans la culture contemporaine à partir de la
réflexion de la philosophe contemporaine Michela Marzano3. Dans un deuxième temps, je
relèverai dans la pensée d’Eric Berne ce qui, de mon point de vue, montre une vision réaliste
et non « intégriste » ou volontariste de l’autonomie. Enfin, je pointerai un risque de dérive
vers une idéologie de la liberté pour, finalement, réfléchir à comment savoir si la pratique de
l’analyse transactionnelle participe ou non à une telle idéologie.

 

AUTONOMIE BERNIENNE ET LIBÉRALISME OCCIDENTAL DU XXIème
SIÉCLE
Il apparaît que nous sommes passés en quelques décennies de modèles plutôt « paternalistes »
à des modèles plus largement « individualistes ». Quand l’autorité religieuse, morale ou
politique peut interférer avec la liberté des individus au nom du Bien ou de la prévention du
Mal, il y a là les bases d’un modèle « paternaliste ». Quand il est considéré que personne ne
peut mieux que l’individu lui-même déterminer sa conception du Bien, et donc ce qu’il veut
ou ne veut pas faire, il s’agit alors d’un modèle de type « individualiste ». Rêve libéral
évoquant le désir intrinsèque de tout homme de devenir sujet de sa propre vie : « Par-dessus
tout, je désire me concevoir comme un être pensant, voulant, agissant, assumant la
responsabilité de ses choix et capable de les justifier en s’appuyant sur sa propre vision des
choses. »4
Le début des années 1970, époque de la fin des « trente glorieuses5 » et du premier choc
pétrolier, est généralement considéré comme la période marquant un changement social6
profond. 1970, année même de la disparition d’Eric Berne, année où Jacques Berque écrit que
« la question qui va se poser à nos sociétés ne porte plus sur le fameux que faire ? mais sur un
qui être ? bien plus radical.7 » Qui être, en effet dans un monde où beaucoup de modèles
traditionnels sont dépassés et où personne ne peut prétendre en imposer d’autres ? Question
vertigineuse s’il en est.

 

Selon Michela Marzano, sous un nouveau paradigme « individualiste », la liberté se peint
sous les traits d’un triptyque de valeurs prometteuses : authenticité, volontarisme,
autonomie 8:
– L’homme occidental, ne se laisse plus enfermer dans un rôle que d’autres lui avaient
assigné, il a la croyance de pouvoir enfin devenir ce qu’il est. C’est le culte de
l’authenticité.
– Branché sur son portable ou son BlackBerry, en liaison avec le monde entier, il pense
posséder les moyens matériels et technologiques de réaliser ce qu’il veut. C’est le
culte du volontarisme.
– Libéré des anciennes contraintes morales qui lui dictaient ce qu’il devait faire, il se
croit capable aujourd’hui de déterminer précisément ce qu’il désire. C’est le culte de
l’autonomie.
Trois valeurs trop souvent élevées au rang de cultes qui donnent à l’homme l’illusion à la fois
fascinante et angoissante que « tout est possible ». Trois valeurs qui semblent résonner en
parallèle avec la conception de l’autonomie de Eric Berne. Claude Steiner attribue à ce dernier
cette maxime : « Les gens sont nés princes et princesses jusqu’à ce que leurs parents les
transforment en crapauds. »9 Parce que les parents, de façon délibérée ou inconsciente
enseignent à leurs enfants à partir de la naissance comment se comporter, penser, ressentir et
percevoir10, leur permettant de répondre au « que faire ? » dont parle Jacques Berque. Pour
Eric Berne, accéder à l’autonomie permettrait le retour au statut de princes et de princesses.
L’autonomie selon Eric Berne se manifeste par la libération ou le recouvrement de trois
facultés : la conscience, la spontanéité et l’intimité11.
– La conscience est la faculté d’éprouver la réalité à notre manière propre et non selon
celle qui nous fut enseignée. La conscience implique le fait d’exister dans le présent,
et non en un autre lieu et un autre temps passé ou à venir
– La spontanéité est la faculté de choisir et d’exprimer librement ses propres
sentiments. La spontanéité implique la libération de la compulsion à jouer des jeux
psychologiques et à éprouver des sentiments parasites.
– L’intimité est la capacité à une sincérité spontanée, une authenticité débarrassée des
jeux psychologiques. L’intimité implique la libération de l’Enfant éidétiquement (qui
se représente le réel tel qu’il se donne à lui12) non corrompu, vivant dans l’ici et le
maintenant13.
Ces trois capacités de l’autonomie bernienne (conscience, spontanéité et intimité) recouvrent-
elles les trois valeurs de la liberté (authenticité, volontarisme, autonomie) évoquées par
Michela Marzano ? En premier lieu, il apparaît que la notion d’autonomie de Berne s’applique
aux ressentis, émotions et pensées alors que l’approche de Michela Marzano est plus centrée
sur comment la liberté se concrétise dans les comportements. Ensuite, la notion générale
d’autonomie d’Eric Berne semble en accord avec l’authenticité telle que décrite par Michela
Marzano et l’autonomie définie par cette dernière semble en accord avec la « vie dans l’ici et
le maintenant » que l’on trouve dans l’intimité d’Eric Berne. Par contre, aucun lien ne semble
pouvoir être fait entre le volontarisme dont parle Michela Marzano et ce qu’Eric Berne décrit.
Toutefois, il est possible de penser comme volontariste une interprétation de la pensée
bernienne qui postule que toute personne étant OK et ayant la capacité de penser a la
possibilité de changer ses décisions scénariques.14 Par ailleurs, spontanéité et intimité sans
cadre et références extérieurs peuvent dériver vers un « tout est possible ». Ceci ouvre déjà la
question du risque de mettre l’autonomie au service d’une « toute puissance » dont l’envers de
la médaille est, et ma pratique professionnelle le confirme malheureusement souvent, une

« toute impuissance » avec son cortège de dépressions, maladies, accidents voire suicides.
Chercher à recouvrer le statut de princes et de princesses ne risque-t- il pas de faire tomber
dans l’illusion et conduire dans une recherche d’un « tout est possible », qui débouche
inéluctablement sur un « tout responsable » ? Je constate bien souvent que du « tu es tout
responsable » que renvoie la société au « je suis tout coupable » face à l’échec, il n’y a qu’un
pas souvent franchi avec parfois un vécu de solitude extrême. Voilà sans doute une des
explications au fait que dans nos sociétés modernes, et notamment en France, la
consommation d’anxiolytique et d’antidépresseurs est en constante augmentation. Le
sociologue Alain Ehrenberg souligne que la dépression amorce sa « réussite » lorsque les
normes de gestion des conduites, les règles d’autorité et de conformité aux interdits qui
assignaient aux classes sociales comme aux deux sexes un destin, cèdent devant des modèles
qui incitent chacun à l’initiative individuelle en l’enjoignant à devenir lui-même. A l’ancienne
normativité de la conformité à un modèle s’est substituée une nouvelle normativité de la
responsabilité pleine et entière de nos vies. La dépression se présente alors comme « une
maladie de la responsabilité » dans laquelle domine le sentiment d’insuffisance. Le déprimé
ne se sent pas à la hauteur. Il est fatigué d’avoir à devenir lui-même15.

 

LA PENSEE REALISTE ET NON « TOUTE PUISSANTE » (OU VOLONTARISTE)
D’ERIC BERNE
Au delà de la métaphore de recouvrer un statut de princes et de princesses, que signifie être
autonome au sens bernien ? Cette question soulève d’épineux problèmes de frontières, de
limites : entre le permis et le défendu, le possible et l’impossible, le normal et le
pathologique16. Pour Eric Berne, « Le patient « hors scénario » (…) se comporte comme une
vraie personne dont on dit familièrement qu’elle a sa « carte de membre de la race
humaine ».17 » Ces deux métaphores de vraie personne18 et de carte de membre de la race
humaine me paraissent intéressantes. Eric Berne inscrit ici, explicitement, les comportements
de la personne autonome dans un espace social et, je pense, dans la position de vie « je suis
OK – tu es OK ». Position à partir de laquelle soi et l’autre sont considérés comme des
personnes interdépendantes19 qui fonctionnent selon le principe de réalité, c’est à dire selon
un principe régulateur du principe de plaisir20.
Eric Berne prend en compte un autre élément de la réalité quand il pointe que « la grande
difficulté à surmonter est la force d’attraction du scénario. »21 Se libérer des influences
parentales n’est pas facile à tout le moins dans la durée, dit-il « car elles sont profondément
enracinées, et nécessaires pendant les deux ou trois premières décennies de l’existence à la
survie biologique et sociale. » Pour Eric Berne c’est parce que les adaptations se font sur une
série de décisions qu’elle peuvent être annulée, « les décisions étant réversibles en des cas
favorables.22 » souligne-t- il. Ce en des cas favorables permet de bien poser la différence avec
le volontarisme définit par Michela Marzano.

 

QUEL RISQUE DE DERIVE POUR L’ANALYSTE TRANSACTIONNEL
D’AUJOURD’HUI ?
« L’analyse des scénarios a pour objet de transformer les crapauds en princes et les
grenouilles en princesses. Pour cela, le thérapeute doit reconnaître les bons des méchants dans
le scénario du patient, et savoir quel type de gagneur ce pourrait être. »23 A partir de cette
affirmation d’Eric Berne, peut apparaître un risque de toute puissance et d’intégrisme du
professionnel qui aide la personne à (re)conquérir son autonomie. A partir de quels critères le
professionnel va-t- il reconnaître les bons des méchants dans le scénario du patient, et savoir

quel type de gagneur ce pourrait être ? Marco Mazzetti nous met en garde sur cette question
car « le thérapeute peut très bien ne pas avoir conscience d’être sous l’emprise de tel ou tel
préjugé socio-culturel (…) et que le renforcement des composantes scénariques culturelles par
le milieu ambiant est des plus puissants, puisque la majorité des personnes de notre société les
partage et qu’elles sont continuellement véhiculées par les média, par la publicité, etc…24 »
Ainsi donc, qu’est-ce qui permet d’affirmer que ce que nous considérons comme de
l’autonomie est bien de l’autonomie ? C’est quand la société dans son ensemble la considère
comme telle, après l’avoir éprouvée, vérifiée. Vérifié, « de verus « vrai », examiner la valeur de
quelque chose, par une confrontation avec les faits ou par un contrôle de la cohérence
interne25 ». L’autonomie demande donc à être vérifiée par l’ensemble de la race humaine
pour reprendre l’expression de Berne et non pas seulement par les groupes sociaux
d’appartenance partageant une grande partie du même cadre de référence. Le philosophe
Bertrand Vergely26 utilise aussi l’expression « faire le vrai » dont un des critère est dans ce
que la personne apporte aux autres, dans son rayonnement. Cela signifie que l’autonomie doit
être mise à l’épreuve de l’autre, à l’épreuve de l’interdépendance. Cette épreuve nous permet
de franchir des paliers pour donner le meilleur de soi. Il n’y a plus de dualité toute
puissance/toute impuissance. Il y a juste une puissance qui rayonne car elle donne à
l’humanité.
Oui mais voilà, aujourd’hui nous nous confrontons, selon l’expression de Brigitte Rubbers, à
des personnalités hyper-individualistes, à trop faible appartenance, trop peu socialisées27.
« L’homme contemporain aurait en propre d’être le premier individu à vivre en ignorant qu’il
vit en société. Il ne l’ignore pas évidemment au sens superficiel où il ne s’en rendrait pas
compte. Il l’ignore en ceci qu’il n’est pas organisé au plus profond de son être par la
précédence du social et par l’englobement au sein d’une collectivité, avec ce que cela a voulu
dire de sentiment de l’obligation et du sens de la dette.28 » Vivre en ignorant que l’on vit en
société (et donc très loin de la notion de conscience d’Eric Berne) est une forme de toute
puissance qui n’est pas viable. La question reste alors posée de trouver un critère commun
minimal, et si tant est que ce soit possible, hors scénario culturel de vérification/mise à
l’épreuve. Une réponse existe, même si malheureusement elle n’est pas encore acceptée
unanimement : c’est la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclamée par
l’Assemblée Générale des Nations Unies il y a un peu plus soixante ans, le 10 décembre 1948.

 

FINALEMENT, L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE PARTICIPE-T- ELLE À UNE
IDÉOLOGIE DE LA LIBERTÉ ET COMMENT LE SAVOIR ?
Nos sociétés occidentales sont passées de modèles plutôt paternalistes qui par essence
recherchent la dépendance à des modèles plus largement individualistes dont je pense qu’ils
encouragent plus l’indépendance que l’interdépendance. Il apparaît aussi que nombre de
comportements restent contre-dépendants. Ainsi, quand une nouvelle loi qui soulève des
questions éthiques, est justifiée par le fait que d’autres pays le font, j’ai l’impression
d’entendre des adolescents qui cherchent à faire pression en arguant qu’ils seront les seuls et
uniques privés de scooter, sortie, etc… Beaucoup de personnes semblent considérer que la
contre-dépendance est la liberté, cela peut expliquer une augmentation des petites et grandes
transgressions de codes et des lois29 et, en réaction, l’évolution de notre société vers l’hyper
contrôle et la recherche du tout-sécuritaire. Carlo Moiso avait une expression qui mettait en
lumière le risque subséquent : « plus il y a de Parent moins il y a d’Adulte ». Ce qui me donne
à penser que le chemin vers un modèle social promouvant l’interdépendance est encore long.

Si le concept d’autonomie bernien n’est entendu que dans ses caractéristiques individualistes,
le risque existe que l’analyse transactionnelle participe à une idéologie d’un libéralisme sans
freins. Je reste cependant optimiste sur cette question, car Eric Berne, notre evhémère30, a
clairement inscrit l’analyse transactionnelle dans une dynamique de « psychiatrie sociale ».
Des auteurs publient en ce sens et je pense notamment à deux articles « vigoureux » écrits par
des personnes originaires de pays n’ayant pas ratifiés la Déclaration des Droits de l’Homme :
les principes éthiques supplémentaires élaborés par l’Association Indienne d’A.T.31 et
l’interpellation de Petruska Clarkson, venue d’Afrique du Sud, dans son article sur le rôle
dramatique de Spectateur32. Pour nous, en Europe, sont annexés au code éthique de l’EATA
les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en lien avec nos valeurs de
base.
Toutefois, l’actualité nous rappelle souvent douloureusement que les principes de cette
Déclaration ne sont pas toujours respectés, même dans nos pays. Ils peuvent aussi être
instrumentalisés, mis au service d’individus, d’organisations, d’institutions qui justifient ainsi
leurs autoréférences. Je partage avec l’avocat Guy Aurenche la conviction, que cette
Déclaration doit devenir une Dynamique33, c’est-à- dire un chemin semblable à celui de ces
humains des tragédies grecques, qui après avoir cherché à devenir des dieux, reviennent dans
la vie non pas pour redevenir princes et princesses mais pour découvrir leur liberté de se
réaliser en toute authenticité et toute vérité, rois et reines profondément vivants au sein du
groupe social avec tout leur potentiel d’autonomie à l’intérieur de leurs limites humaines.
Affirmation qui pourrait paraître gratuite si je n’étais témoin, souvent émerveillée, dans ma
pratique de psychothérapeute de la libération d’énergie et d’élan de vie que produit le
repositionnement d’une personne par rapport à ses éléments scénariques. Revenue dans son
axe, la personne initie de nouveaux projets de vie avec une facilité parfois déconcertante. Une
de mes clientes de plus de quarante ans réfléchissait dernièrement au succès immédiat
rencontré dans la réalisation d’un de ses rêves les plus chers, faire du théâtre. « C’est vrai que
je ne fais pas l’actrice, je suis actrice. » Et, ajoute-t- elle, « ce qui me surprend le plus, c’est
que mon mari va aussi super bien. Moi qui avait si peur que cette histoire de théâtre détruise
notre couple. (…) Je ne sais pas, si à part les premiers temps de notre rencontre, je l’ai vu aussi
heureux. Je n’y crois pas !… »
Ce témoignage, parmi de nombreux autres, me permet de différencier l’accession à une liberté
en soumission aux normes définies socialement, de la libération de l’autonomie au sens de
l’analyse transactionnelle. La première se révèle être plus une pression extérieure d’autant
plus forte que nous baignons dans une culture de l’image qui peut finir par générer cette
« fatigue d’être soi » dont parle Alain Ehrenberg, alors que la seconde libère une joie de vivre
rayonnante qui me fait penser à celle que peuvent irradier les tout jeunes enfants avec leur
appétit de grandir et leur désir de relation.

Sylvie Nay
Avril 2010
Pour les Actualités en Analyse Transactionnelle

 

Bibliographie :

1 Idéologie : ensemble des idées, des croyances et des doctrines propres à une époque, à une société ou à une
classe. Source Petit Robert.
2 Vaclav Havel, L’amour et la vérité doivent triompher de la haine et du mensonge, Editions de l’Aube, 2007
4 ème de couverture de l’édition Poche/Essai
3 Michela Marzano née le 20 août 1970 (année même de la mort de Berne…) est une philosophe italienne
chargée de recherche de première classe au CNRS.
4 Isaiah Berlin in Eloge de la liberté publié en 1969, cité par Michela Marzano, pp13-14 de Extension du
domaine de la manipulation – de l’entreprise à la vie privée, Grasset, 2008
5 Trente Glorieuses : expression inventée par l’économiste français Jean Fourastié en 1979 pour désigner les
trente années (approximativement 1945-1975) de forte croissance économique, de plein emploi et d’essor de la
consommation.
6 Le changement social est une transformation durable, plus ou moins rapide, d’une partie ou de l’ensemble d’un
système social au niveau de son fonctionnement (modes d’organisation), de sa structure (stratification, rapports
sociaux) ou de ses modèles culturels (comportements, normes, systèmes de valeur). D’après le Dictionnaire
d’économie et de sciences sociales, Nathan, 2006
7 Cité par Michela Marzano, ibid. p15
8 D’après Michela Marzano ibid. pp13-15
9 Claude Steiner, p12 de Des scénarios et des hommes, Hommes et Groupes épi, 1984
10 Eric Berne p198 de Des jeux et des hommes – Psychologie des relations humaines, Stock, 1975
11 Eric Berne, ibid. p193
12 Source : Petit Robert
13 Eric Berne, ibid. pp193-196
14 Ian Stewart et Vann Joines, p21 de Manuel d’Analyse Transactionnelle, InterEditions, 1991
15 Alain Ehrenberg pp10-11 de La fatigue d’être soi – dépression et société, Odile Jacob poches, 2000
16 Alain Ehrenberg ibid. p11
17 Eric Berne p261 de Que dites-vous après avoir dit bonjour?, Tchou, 1983
18 J’entends « vraie personne » comme une métaphore du Soi véritable, antithèse du scénario (selon Berne, ibid.
p 232) et non comme une catégorisation qui sous entendrait d’autre(s) catégorie(s) de personnes
19 Pour Nola Katherine Symor, « l’interdépendance authentique repose sur la conscience des différences et des
inégalités, jointe à un sens profond des options et de l’autonomie. » p244 de Le cycle de la dépendance, pp241-
246, in CAT n°3
20 Avec le principe de réalité, la recherche de la satisfaction ne s’effectue plus par les voies les plus courtes,
mais peut emprunter des détours et/ou ajourner son résultat en fonction des conditions imposées par le monde
extérieur d’après Jean Laplanche et J.-B. Pontalis p336 de Vocabulaire de la Psychanalyse, PUF, 1990
21 Eric Berne, ibid., p261
22 Eric Berne, ibid., p198
23 Eric Berne, ibid. pp39-40
24 Marco Mazzetti, p74 de Adaptation sociale ou autonomie ? Le problème du scénario culturel, pp70-74 de
AAT n°66, avril 1993
25 Petit Robert
26 Bertrand Vergely, séminaire Le sens de l’épreuve donné à Lyon le 18 octobre 2008
27 Brigitte Rubbers, p 2 de L’homme hyper-moderne : une mutation inquiétante du psychisme humain ?, pp1-11
des AAT n°128, octobre 2008
28 Marcel Gauchet, cité par Brigitte Rubbers, ibid. p2
29 Le mensuel Management n°166 de juillet-août 2009 a ainsi fait sa couverture avec Bernard Tapie et titré « Le
culot ça paie ! Surmonter ses inhibitions, transgresser les codes : la force des décomplexés et leurs secrets. »
30 L’evhémère est influence historique d’une organisation.
31 Association Indienne d’A.T. Principes éthiques supplémentaires, in AAT n°46, avril 1988, p71
32 Petruska Clarkson, Le rôle dramatique de Spectateur, in AAT 59, juillet 1991, pp130-136
33 Titre de son livre : La Dynamique des Droits de l’Homme, Desclée de Brouwer, 1998

 

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